Aprovall
  • Plateforme
  • Solutions
    • Par métier
      • Achats
      • Finance
      • Conformité
      • RSE & ESG
      • Juridique
      • Cybersécurité
    • Par secteur d'activité
      • Distribution
      • Secteur public
      • Banques et Assurances
      • Industrie
      • Luxe
      • BTP
      • Défense & Aéronautique
  • Témoignages
  • Ressources
    • Nos webinaires
    • Nos livres blancs
    • Nos articles
    • Nos actualités
Français
  • English
  • Français
Se connecter
Demander une démo

Accueil | Nos articles | Risques

  • Risques

Comment le Département de la Vendée a structuré l’évaluation de 664 fournisseurs et 196 M€ d’achats en moins d’un an

Les schémas de promotion des achats socialement et écologiquement responsables les SPASER fleurissent dans les collectivités territoriales françaises. Des engagements sont pris, des plans sont rédigés, des délibérations sont votées. Puis vient le moment de les mesurer. Et c’est souvent là que le bât blesse : comment évaluer concrètement la performance RSE de ses achats quand on ne dispose pas des données fournisseurs nécessaires pour le faire ?

Le Département de la Vendée a choisi de résoudre ce problème avant qu’il ne se pose. Plutôt que de voter un SPASER ambitieux sur la base de données lacunaires, la collectivité a d’abord structuré l’infrastructure d’évaluation fournisseurs qui lui permettra de piloter, mesurer, et démontrer ses engagements dans la durée.

En moins d’un an avec un lancement Aprovall en septembre 2024 le Département de la Vendée a déployé une démarche d’évaluation couvrant 664 fournisseurs, 196 millions d’euros d’achats annuels, et 120 utilisateurs répartis dans ses services. Une démarche qui couvre les marchés dès 5 000 euros, qui produit des indicateurs fiables sur trois axes prioritaires environnement, social, accès à la commande publique et qui constitue désormais le socle de données du futur Plan Vendée Achat Durable (SPASER).

Ce cas est une leçon de méthode. Pas une transformation technologique spectaculaire. Une démarche progressive, bien gouvernée, portée par une vision claire de ce que l’on veut mesurer et pourquoi.

Pourquoi la Vendée manquait d’une vision consolidée de ses fournisseurs

Avant le déploiement d’Aprovall, la situation du Département de la Vendée ressemblait à celle de la plupart des collectivités de taille comparable : des obligations réglementaires en matière de commande publique responsable, appliquées de façon ponctuelle et hétérogène selon les services, sans vision consolidée au niveau de l’institution.

Les documents légaux des fournisseurs étaient collectés, mais de manière dispersée. Les données environnementales et sociales, quand elles existaient, ne remontaient pas dans un référentiel commun exploitable. Et surtout, les marchés de faible montant ceux en dessous des seuils de procédure formalisée échappaient à toute évaluation systématique, alors qu’ils représentent un volume considérable de contrats et de fournisseurs actifs sur le territoire.

Cette situation n’était pas le fruit d’une négligence, mais d’une réalité structurelle : avec 253 communes à desservir, 34 conseillers départementaux à informer, et environ 700 000 habitants dont la collectivité gère de nombreux services, l’administration départementale ne pouvait pas construire un pilotage RSE de ses achats sans une infrastructure dédiée.

Le défi n’était donc pas d’abord réglementaire. Il était de gouvernance de la donnée : comment créer une vision fiable, complète et exploitable de son portefeuille fournisseurs, des plus grands prestataires aux plus petits artisans locaux ?

Pourquoi la Vendée a choisi d’évaluer les fournisseurs dès 5 000 €

La première décision structurante du projet et peut-être la plus significative politiquement a été de fixer le seuil d’évaluation à 5 000 euros.

Ce choix mérite d’être expliqué, car il va à rebours des pratiques habituelles. Dans la plupart des collectivités, l’évaluation fournisseurs se concentre sur les marchés au-dessus des seuils de procédure formalisée : les grands contrats de travaux, les délégations de service public, les marchés de services pluriannuels. C’est là que se concentrent les obligations réglementaires les plus visibles, et c’est là que les équipes administratives investissent naturellement leurs efforts.

Pourquoi les petits marchés faussent les indicateurs RSE

Mais c’est aussi là que se crée un biais structurel dans les indicateurs RSE : les grands marchés sont évalués, les petits ne le sont pas. Or, les petits marchés ceux entre 5 000 et 40 000 euros représentent dans une collectivité comme la Vendée un volume très important de contrats et, surtout, une grande partie des fournisseurs locaux : artisans, PME de proximité, structures de l’économie sociale et solidaire, petites entreprises de services.

Hervé Robert, Chef du service de la commande publique, l’exprime avec une précision qui dit tout :

« L’intérêt d’Aprovall réside dans la souplesse des indicateurs et dans la capacité à couvrir des marchés de faible montant, qui représentent un volume très important de contrats. Cela nous permet d’affiner réellement nos indicateurs d’évaluation des fournisseurs et d’avoir une vision beaucoup plus représentative de nos achats. »

Évaluer dès 5 000 euros, c’est avoir une vision représentative. C’est ne pas se raconter une histoire sur ses achats responsables en ignorant la majorité de ses fournisseurs. C’est aussi, concrètement, donner une existence dans le système de pilotage à des acteurs économiques locaux qui en sont habituellement absents.

La méthode retenue : trois axes d’évaluation pour piloter les achats responsables

Face au risque de vouloir tout mesurer d’un coup et de ne rien mesurer correctement le Département de la Vendée a opté pour une approche de focalisation délibérée. Trois axes prioritaires, des indicateurs simples et activables, une gouvernance construite en amont avec les services internes.

Axe 1 : Environnement

Le premier axe couvre le suivi des indicateurs environnementaux fournisseurs : collecte de données liées aux émissions CO₂, traçabilité des pratiques écologiques, évaluation de la maturité environnementale des prestataires. Un socle directement utile pour la construction du Plan Bio Diversité Climat 2, lancé en octobre 2025, et pour les futures obligations de reporting environnemental des collectivités.

Axe 2 : Social

Le deuxième axe évalue les pratiques sociales des fournisseurs : conditions de travail, politique d’emploi, insertion professionnelle, respect des obligations légales. Pour un Département dont l’une des missions centrales est la cohésion sociale du territoire, disposer de données fiables sur les pratiques sociales de ses prestataires est un levier direct de politique publique.

Axe 3 : Accès à la commande publique

Le troisième axe mesure l’effectivité de l’accès à la commande publique pour les PME et TPE locales : quelle part des marchés leur revient ? Quels secteurs leur sont accessibles ? Quels obstacles persistent ? Des indicateurs qui permettent de vérifier que les engagements de soutien à l’économie locale se traduisent en réalité contractuelle — et pas seulement en intentions déclarées.

La logique qui sous-tend ces trois axes est résumée par Hervé Robert avec une clarté exemplaire :

« L’enjeu pour nous était de ne pas partir dans tous les sens. Nous avons volontairement ciblé quelques axes majeurs environnement, social et accès à la commande publique — avec des indicateurs simples, activables et réellement exploitables par les services. »

Cette phrase contient une leçon de gouvernance que beaucoup de démarches RSE feraient bien d’intérioriser. La tentation dans les projets de reporting RSE est de vouloir tout couvrir une dizaine d’axes, des dizaines d’indicateurs, des questionnaires interminables. Le résultat est invariablement le même : des données incomplètes, des équipes épuisées, et des indicateurs que personne ne consulte vraiment. La Vendée a choisi la profondeur sur trois axes plutôt que la superficialité sur vingt.

Conduite du changement : préparer les équipes avant le déploiement

Un élément souvent négligé dans les récits de transformation digitale est l’investissement préalable dans la conduite du changement interne. Le Département de la Vendée y a consacré une attention particulière, et ce dès 2023 soit plus d’un an avant le lancement effectif d’Aprovall en septembre 2024.

Des journées thématiques avec les différents services internes ont été organisées pour construire une compréhension partagée des enjeux, aligner les équipes sur les indicateurs prioritaires, et lever les résistances liées à l’introduction d’un nouvel outil dans des processus établis. Ces journées n’étaient pas de la formation logicielle. Elles étaient de la construction de sens : pourquoi évalue-t-on nos fournisseurs ? Qu’est-ce qu’on fera des données ? Comment ça change mon travail quotidien ?

Cette préparation interne a des conséquences directes sur la qualité du déploiement. Les 120 utilisateurs Aprovall répartis entre le service de la commande publique et les services opérationnels ont abordé l’outil dans un contexte où ils comprenaient déjà son utilité. Le taux d’adoption a suivi.

Les résultats : des données exploitables pour piloter les achats responsables

Les résultats du déploiement se mesurent sur deux niveaux.

Les résultats opérationnels

Au niveau opérationnel le Département dispose désormais d’une vision consolidée et en temps réel de ses 664 fournisseurs. Les tableaux de bord Aprovall permettent de suivre les taux de complétion des réponses fournisseurs, d’analyser la distribution des indicateurs sociaux et environnementaux par catégorie d’achat, et d’identifier les zones de non-réponse qui méritent une relance ciblée. Les équipes du service de la commande publique pilotent leur portefeuille elles ne le subissent plus.

Le socle du futur SPASER

Au niveau stratégique, la solution crée le socle de données du futur SPASER. Le Plan Vendée Achat Durable ne sera pas rédigé dans le vide ou sur la base d’estimations non vérifiées. Il sera construit sur des données réelles, collectées auprès de fournisseurs identifiés, structurées selon des indicateurs cohérents, et exploitables dans la durée. C’est ce que la réglementation impose et ce que la crédibilité institutionnelle exige.

Le Plan Bio Diversité Climat 2, lancé en octobre 2025, bénéficiera directement de cette infrastructure : les données environnementales fournisseurs collectées via Aprovall alimentent les indicateurs du plan et permettent de mesurer l’évolution des pratiques dans le temps.

Les chiffres clés du projet

Les résultats du Département de la Vendée peuvent se résumer en quelques chiffres. Pris isolément, ils illustrent l’ampleur du déploiement. Pris ensemble, ils racontent surtout autre chose : la construction, en moins d’un an, d’une infrastructure de données capable de donner une vision fiable des achats et de leurs impacts à l’échelle d’une collectivité de plus de 700 000 habitants.

IndicateurRésultat
Fournisseurs couverts par la démarche664
Volume annuel d’achats concernés196 M€
Utilisateurs impliqués120
Seuil d’évaluation retenu5 000 €
Date de lancement d’AprovallSeptembre 2024
Axes d’évaluation prioritairesEnvironnement, Social, Accès à la commande publique

Au-delà des volumes traités, ces chiffres témoignent d’un choix de gouvernance : construire d’abord la capacité à mesurer avant de chercher à démontrer. Une logique qui explique en grande partie pourquoi les données collectées aujourd’hui peuvent déjà servir de fondation au futur SPASER et aux autres démarches de pilotage portées par la collectivité.

4 enseignements pour les collectivités qui préparent leur SPASER

Le cas du Département de la Vendée porte des enseignements qui dépassent largement son périmètre géographique et institutionnel.

Premier enseignement : construire l’infrastructure avant de voter les engagements. Un SPASER sans données fiables est un document de communication, pas un outil de pilotage. La Vendée a inversé l’ordre : d’abord structurer la collecte, puis utiliser les données pour construire des engagements crédibles et mesurables.

Deuxième enseignement : la simplicité des indicateurs est une vertu, pas une faiblesse. Trois axes, des indicateurs activables, des questionnaires que les fournisseurs peuvent réellement remplir cette sobriété volontaire est ce qui permet à la démarche de fonctionner avec 120 utilisateurs aux profils variés et des fournisseurs de toutes tailles.

Troisième enseignement : les petits marchés sont la clé d’une vision représentative. Évaluer dès 5 000 euros, c’est ne pas se mentir sur la réalité de ses achats. C’est aussi rendre visibles des acteurs économiques locaux qui méritent de figurer dans une politique d’achats responsables et pas seulement ceux qui ont les ressources pour répondre aux appels d’offres formalisés.

Quatrième enseignement : la conduite du changement interne précède le déploiement de l’outil. Les journées thématiques organisées en 2023, plus d’un an avant le lancement, ont créé les conditions d’une adoption réelle. L’outil ne crée pas l’usage la préparation organisationnelle le crée.

Conclusion : de la conformité au pilotage, un changement de posture

Ce qui distingue fondamentalement la démarche du Département de la Vendée d’une approche réglementaire classique, c’est le changement de posture qu’elle incarne.

Une approche réglementaire cherche à répondre à des obligations. Elle fait juste assez pour être en conformité. Elle produit des documents qui attestent de la conformité.

Une approche de pilotage cherche à comprendre la réalité de ses achats, à mesurer leur impact sur le territoire, et à améliorer ces impacts dans le temps. Elle produit des données qui permettent de décider.

Le Département de la Vendée a choisi la deuxième voie. En structurant l’évaluation de 664 fournisseurs et 196 millions d’euros d’achats en moins d’un an, il n’a pas seulement répondu à une obligation il s’est donné les moyens de tenir ses promesses.

Cet article s’appuie sur l’étude de cas publiée par Aprovall en partenariat avec le Département de la Vendée. Pour en savoir plus sur la structuration des démarches SPASER, l’évaluation fournisseurs dans les collectivités territoriales, et le déploiement d’indicateurs RSE opérationnels, contactez les équipes Aprovall.

Pourquoi la Vendée manquait d’une vision consolidée de ses fournisseurs
Pourquoi la Vendée a choisi d’évaluer les fournisseurs dès 5 000 €
La méthode retenue : trois axes d’évaluation pour piloter les achats responsables
Conduite du changement : préparer les équipes avant le déploiement
Les résultats : des données exploitables pour piloter les achats responsables
Les chiffres clés du projet
4 enseignements pour les collectivités qui préparent leur SPASER
Conclusion : de la conformité au pilotage, un changement de posture

Share

Ces articles pourraient vous intéresser

  • Bright European office scene with a diverse team reviewing supplier KRIs daily, featuring a glassmorphism overlay showing finance, cyber, delivery, compliance, and stability indicators with green-amber-red alerts
    23 janvier 2026
    Risques
    KRI fournisseurs : comment surveiller efficacement le risque tiers au quotidien ?
    KRI fournisseurs : suivez le risque tiers au quotidien avec 5–10 indicateurs actionnables (finance, cyber, conformité), seuils et alertes TPRM.

    Lire plus

  • Bright European finance workspace showing a diverse team linking supplier KRIs to financial objectives, with a glassmorphism overlay connecting risk signals to margin, cash, and forecast impact
    26 janvier 2026
    Risques
    KRI fournisseurs : relier les risques tiers aux objectifs financiers
    KRI fournisseurs : apprenez à relier vos indicateurs de risque tiers aux objectifs financiers (trésorerie, marges, coûts non planifiés). Méthode TPRM, seuils, scénarios et dashboards.

    Lire plus

  • Bright European office scene of a team iterating a KRI dashboard after launch, with a glassmorphism overlay showing KPI vs KRI, alert thresholds, and signal-versus-noise tuning.
    28 janvier 2026
    Risques
    Tableau de bord KRI : retours d’expérience après le déploiement
    Que se passe-t-il après le déploiement d’un tableau de bord KRI ? Retours d’expérience, ajustement des seuils, fatigue d’alertes, intégration BI et pilotage TPRM pour passer de la donnée à l’action.

    Lire plus

  • Directeur financier analysant un panneau digital moderne illustrant le scoring et le monitoring des risques fournisseurs, symbolisant la résilience financière et le pilotage stratégique en période d’instabilité.
    06 mars 2026
    Risques
    Risque fournisseurs : piloter la solidité financière des tiers en période d’instabilité
    Risque fournisseurs : pourquoi la solidité financière devient un sujet DAF Risque fournisseurs : en période d’instabilité, la défaillance d’un tiers critique n’est plus un sujet “Achats” mais un risque business pour la DAF (trésorerie, BFR, continuité). L’enjeu est de passer d’analyses annuelles à un pilotage continu, avec des signaux faibles et des alertes actionnables […]

    Lire plus

Logo Aprovall

Créée en 2008, Aprovall est une entreprise française qui édite des logiciels de gouvernance, de gestion des risques et d’évaluation continue de la conformité des tiers de ses clients donneurs d’ordres. Cette activité est aussi connue sur l'acronyme  TPGRC ou TPRM.

Plateformes
  • Aprovall Manager
  • Aprovall Portal
  • Donneur d'Ordres
Clients
  • Témoignages
Ressources
  • Blog
  • Actualités
  • Webinaire
  • Glossaire
  • Documentation API
Entreprise
  • Qui sommes-nous
  • Contactez-nous
  • Carrière
  • Partenaires
Suivez-nous
  • Politique de confidentialité et de protection des données
  • Trust & Compliance Center
  • Mentions légales
  • Politique de cookies
  • Performance de nos services
  • Dispositif d’alerte
  • Dispositif de vulnérabilité