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Comment l’industrie atteint +50 % de réponse RSE à l’international : vrai succès d’adoption ou plafond de verre à briser ?

Comment améliorer le taux de réponse des fournisseurs aux campagnes RSE ?

Pendant des années, les directions achats ont surtout piloté leurs fournisseurs à travers :

  • les coûts,
  • la qualité,
  • les délais,
  • et la conformité réglementaire.

Aujourd’hui, une nouvelle exigence transforme profondément les chaînes de valeur : la capacité des entreprises à mesurer et piloter les engagements RSE de leurs tiers.

Mais derrière les annonces ambitieuses sur :

  • le Scope 3,
  • la décarbonation,
  • les achats responsables,
  • ou les stratégies RSE,

une réalité beaucoup plus complexe apparaît sur le terrain :

obtenir des fournisseurs qu’ils répondent réellement aux campagnes RSE reste extrêmement difficile.

Dans certains environnements internationaux, atteindre plus de 50 % de taux de réponse constitue déjà une performance majeure.

Mais cette performance pose aussi une question dérangeante :

+50 % de participation est-il un vrai succès d’adoption… ou le signe d’un plafond de verre structurel encore difficile à dépasser ?

Le retour d’expérience d’EGIS illustre parfaitement cette nouvelle réalité du TPRM environnemental.

Avec plus de 6 000 tiers actifs dans son référentiel et une présence dans 100 pays, le groupe a progressivement structuré une gouvernance fournisseurs capable d’intégrer conformité réglementaire, onboarding automatisé et premiers usages liés aux engagements RSE et au bilan carbone.

Ce cas montre surtout que le véritable enjeu n’est plus seulement technologique.

Il devient relationnel, organisationnel… et profondément humain.

Pourquoi les stratégies RSE fournisseurs peinent encore à engager les fournisseurs

Sur le papier, les stratégies RSE semblent relativement simples.

Les entreprises définissent :

  • des objectifs carbone,
  • des indicateurs fournisseurs,
  • des chartes responsables,
  • des questionnaires RSE,
  • et des dispositifs de reporting.

Mais dans la pratique, les organisations découvrent rapidement une difficulté majeure :

les fournisseurs ne répondent pas toujours.

Et lorsqu’ils répondent :

  • les données sont parfois incomplètes,
  • peu homogènes,
  • difficilement exploitables,
  • ou totalement absentes sur certaines zones géographiques.

Ce phénomène devient particulièrement visible dans les chaînes fournisseurs internationales où les niveaux de maturité RSE restent extrêmement hétérogènes.

Pourquoi le taux de réponse devient le KPI clé des programmes Scope 3

Pendant longtemps, les entreprises se concentraient surtout sur :

  • le nombre de questionnaires envoyés,
  • le volume de données collectées,
  • ou les indicateurs consolidés.

Mais les directions achats les plus matures regardent désormais un autre indicateur :

le taux réel d’engagement fournisseur.

Pourquoi ?

Parce qu’un programme Scope 3 ou RSE n’a de valeur que si les fournisseurs participent réellement.

Sans participation :

  • les données sont biaisées,
  • les analyses deviennent incomplètes,
  • les plans d’action perdent en pertinence,
  • et les ambitions climatiques restent largement théoriques.

Le taux de réponse devient donc progressivement un indicateur de maturité relationnelle autant qu’un KPI opérationnel.

Le cas EGIS : structurer la gouvernance fournisseur avant même la RSE

Le cas EGIS est particulièrement intéressant parce qu’il montre une réalité souvent sous-estimée :

la réussite des programmes RSE dépend d’abord de la qualité de la gouvernance fournisseur.

Avant la mise en place d’Aprovall, EGIS faisait face à plusieurs défis structurels :

  • un référentiel fournisseurs volumineux,
  • des contrôles réglementaires difficiles à piloter,
  • des processus peu automatisés,
  • et une forte complexité internationale liée à son implantation dans 100 pays.

Dans ce contexte, le groupe ne pouvait pas construire efficacement des démarches RSE sans fiabiliser d’abord :

  • les données tiers,
  • les workflows d’onboarding,
  • les contrôles documentaires,
  • et la conformité globale des fournisseurs.

C’est un point essentiel.

Beaucoup d’entreprises veulent lancer des programmes RSE alors que leur gouvernance fournisseur reste encore fragmentée.

Or sans référentiel fiable, il devient quasiment impossible de piloter efficacement le Scope 3.

Pourquoi EGIS a intégré la RSE directement dans l’onboarding fournisseur

Plutôt que de traiter la RSE comme un sujet parallèle, EGIS a choisi une approche beaucoup plus structurante.

Le groupe a intégré Aprovall directement à Oracle ERP afin de gérer la conformité des tiers dès leur création dans le système achats.

Le fonctionnement est particulièrement intéressant :

  • les documents sont collectés automatiquement,
  • les chartes d’achats responsables sont signées dès l’entrée en relation,
  • les contrôles bancaires sont automatisés,
  • et les KPI de conformité remontent directement dans l’ERP.

Cette logique change profondément la manière d’aborder les engagements RSE.

La RSE ne devient plus un exercice déclaratif ponctuel.

Elle devient un élément natif du cycle de vie fournisseur.

Réduire la friction fournisseur pour améliorer l’engagement RSE

L’une des principales difficultés des campagnes RSE internationales reste la fatigue fournisseur.

Les entreprises demandent désormais aux tiers :

  • des données carbone,
  • des questionnaires RSE,
  • des preuves de conformité,
  • des certifications,
  • des engagements éthiques,
  • et parfois plusieurs plateformes différentes selon les clients.

Résultat :

les fournisseurs saturent.

Et cette saturation touche particulièrement :

  • les PME,
  • les ETI,
  • les fournisseurs locaux,
  • ou les sous-traitants internationaux moins matures sur les sujets RSE.

EGIS a justement cherché à fluidifier ces interactions grâce à :

  • des relances centralisées,
  • des workflows automatisés,
  • et un référentiel tiers unifié.

Cette simplification est loin d’être secondaire.

Elle devient aujourd’hui l’un des principaux facteurs d’adoption.

+50 % de réponse : performance réelle ou limite structurelle ?

Dans beaucoup d’environnements industriels internationaux, atteindre plus de 50 % de participation RSE constitue déjà une très bonne performance.

Le cas Sercel le montre très bien.

Le groupe a déployé un “Parcours Décarbonation” directement intégré dans SAP ECC6 afin d’identifier le niveau d’engagement RSE de ses sous-traitants internationaux.

Grâce à :

  • des workflows automatisés,
  • des contenus adaptés aux pays et aux activités,
  • un suivi temps réel,
  • et une forte intégration achats,

Sercel atteint aujourd’hui un taux de réponse supérieur à 50 % à l’international.

Dans des chaînes fournisseurs mondiales, ce niveau constitue déjà une vraie réussite opérationnelle.

Mais il révèle aussi une réalité plus profonde :

même avec des outils structurés, l’engagement fournisseur reste difficile à industrialiser massivement.

Pourquoi ?

Parce que les obstacles ne sont pas uniquement technologiques.

Les limites actuelles des démarches RSE fournisseurs

Même les plateformes les plus avancées se heurtent aujourd’hui à plusieurs freins structurels.

1. La maturité RSE très variable des fournisseurs

Tous les fournisseurs ne disposent pas :

  • d’équipes RSE,
  • de données carbone,
  • de méthodologies de calcul,
  • ou d’outils de reporting.

Dans certains pays, ces sujets restent encore émergents.

2. La multiplication des sollicitations

Un même fournisseur peut recevoir :

  • plusieurs questionnaires RSE,
  • plusieurs demandes clients,
  • plusieurs évaluations carbone,
  • et plusieurs plateformes à utiliser.

Cette fragmentation réduit fortement l’engagement.

3. Le manque de standardisation

Les référentiels RSE restent encore très hétérogènes selon :

  • les secteurs,
  • les pays,
  • les donneurs d’ordre,
  • et les réglementations.

Les fournisseurs peinent parfois à comprendre ce qui est réellement attendu.

4. La difficulté à démontrer la valeur

Beaucoup de fournisseurs perçoivent encore ces démarches comme :

  • administratives,
  • complexes,
  • ou peu utiles opérationnellement.

Sans valeur perçue, l’engagement reste limité.

Les entreprises les plus matures misent sur l’engagement fournisseur

Face à ces limites, certaines organisations commencent à adopter une approche beaucoup plus collaborative.

L’objectif n’est plus seulement : “collecter plus de données”.

L’objectif devient : “embarquer durablement les fournisseurs”.

Cette évolution transforme profondément les stratégies TPRM et RSE.

Les entreprises les plus avancées cherchent désormais à :

  • contextualiser les demandes,
  • adapter les parcours selon les fournisseurs,
  • limiter les questionnaires inutiles,
  • centraliser les interactions,
  • et intégrer la RSE directement dans les processus achats.

C’est exactement ce que montrent les cas EGIS et Sercel.

Dans les deux situations, les projets RSE ne reposent pas sur une plateforme RSE isolée.

Ils s’appuient sur :

  • une gouvernance fournisseur centralisée,
  • des workflows intégrés aux ERP,
  • et des parcours automatisés conçus pour limiter la friction fournisseur.

Passer de la collecte des données ESG à l’orchestration fournisseur

Les entreprises découvrent progressivement que la réussite du Scope 3 dépend moins de la quantité de questionnaires envoyés que de la qualité de l’orchestration fournisseur.

Le futur des programmes RSE fournisseurs repose probablement sur :

  • des données mutualisées,
  • des parcours simplifiés,
  • des référentiels standardisés,
  • et une intégration native dans les outils achats.

Autrement dit :

la RSE fournisseur devient progressivement un sujet de gouvernance opérationnelle autant qu’un sujet environnemental.

Ce que révèlent vraiment les +50 % de réponse

Les taux de réponse supérieurs à 50 % observés dans certains projets industriels internationaux ne doivent pas être interprétés comme un simple KPI de campagne.

Ils révèlent surtout un changement beaucoup plus profond.

Les entreprises capables d’atteindre ces niveaux d’engagement sont généralement celles qui ont :

  • fiabilisé leur gouvernance tiers,
  • simplifié leurs workflows,
  • intégré la RSE dans les processus achats,
  • et limité la charge opérationnelle imposée aux fournisseurs.

Le cas EGIS montre clairement cette évolution.

En structurant son onboarding tiers autour :

  • d’un référentiel qualifié,
  • d’une automatisation complète,
  • d’une charte éco-responsable,
  • et d’une intégration native avec Oracle ERP,

le groupe a posé les bases d’un pilotage beaucoup plus fin de la conformité et des engagements RSE à grande échelle.

Mais ces résultats montrent aussi qu’un véritable plafond de verre subsiste encore.

Car la transition climatique des chaînes de valeur ne dépendra pas uniquement des plateformes ou des questionnaires.

Elle dépendra surtout de la capacité des entreprises à transformer durablement leur relation avec leurs fournisseurs.

Comment améliorer le taux de réponse des fournisseurs aux campagnes RSE ?
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Créée en 2008, Aprovall est une entreprise française qui édite des logiciels de gouvernance, de gestion des risques et d’évaluation continue de la conformité des tiers de ses clients donneurs d’ordres. Cette activité est aussi connue sur l'acronyme  TPGRC ou TPRM.

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